Petite école (bâtiments de la municipalité)
Paysage
Politique familiale

De 1835 au XXe siècle

De 1839 à 1845 la mission des Pointes Bulstrode, autrement appelée la mission de Saint-Christophe, identifie le territoire. Le premier colon, François Marchand, arrive en 1833 et s'installe aux Pointes Bulstrode, c'est-à-dire à proximité de l'actuel réservoir Beaudet dans la ville de Victoriaville (1994).

En 1835, Charles Beauchesne s'établit à 75 arpents plus au sud, sur le territoire de ce qui allait devenir Arthabaska. En 1845, on procède à la proclamation de la municipalité de Saint-Christophe qui couvre à ce moment le territoire actuel des municipalités de Victoriaville, Arthabaska, Sainte-Victoire et Saint-Christophe. Cette municipalité est créée par ordonnance et les officiers sont désignés par le gouverneur ce qui laisse peu de pouvoir aux citoyens.

Le territoire de St-Christophe est desservi par voie de mission de 1838 à 1851, date de la nomination du premier curé en poste. Les registres de la paroisse s'ouvrent en l'année 1853. L'érection canonique a lieu le 24 septembre 1851. Érection civile : 20 avril 1853... La municipalité de la paroisse de Saint-Christophe-d'Arthabaska a été érigée le 24 novembre 1846 en vertu de l'Acte 8 Vict. chap. 40. (en même temps que Saint-Norbert d'Arthabaska). La municipalité du village d'Arthabaskaville a été érigée en vertu de l'Acte 22 Vict. chap. 108 le 16 août 1859. Ce village a été incorporé sous le nom de ville d'Arthabaska le 25 avril 1903, en vertu de l'Acte 3 Ed. VII, chap. 70. 1

Le 20 mars 1853 a eu lieu l’érection civile à la suite de l’adoption d’une nouvelle loi municipale au Parlement de Québec. En 1855, l'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada vient corriger cette situation, cet Acte transforme les paroisses en municipalité avec un pouvoir accru et décentralisé. M. Adolphus Stein en devient le premier maire.

En 1858, se détache de la municipalité de Saint-Christophe une partie du territoire qui prendra le nom de municipalité du village d'Arthabaskaville. Le village est encerclé complètement par la paroisse. Cette dernière continue de regrouper la population restante jusqu'aux Pointes Bulstrode. Les limites territoriales de Saint-Christophe ont été modifiées à plusieurs reprises. Saint-Christophe a connu depuis son érection deux démembrements, le premier, à la faveur du village d'Arthabaskaville (1858), le second, à la faveur de Victoriaville, en 1861 et une annexion, en 1888, d'une partie du territoire d'Arthabaska.

Charles Beauchesne, fondateur de Saint-Christophe d'Arthabaska

Né à Bécancour, le 25 décembre 1792, de Charles Beauchesne et d'Agathe Deshaies, il épouse Marguerite Le Vasseur dont il eut 9 enfants Elzéar, Nérée, Cyrille, Urbain, Zoé, Rose de Lima, Scholastique, Joseph et Charles.

Le 18 mars 1835, ruiné, il arrive de Gentilly pour s'établir sur le côté sud de la rivière Nicolet à environ 10 arpents de l'église Saint-Christophe. Il a fixé son choix sur cet emplacement lors d'explorations passées. Impressionné par la grosseur et la hauteur des arbres, de même que par la qualité du sol, il aurait affirmé « C'est ici que je viendrai vivre et mourir ».

Parti avec Olivier Morissette, un engagé, un cheval, une voiture, une hache, seize piastres en argent et quelques meubles, il est rapidement rejoint par un groupe de Gentilly et de Grondines. De ce groupe Joseph Lavigne, Louis Lavigne et Louis Garneau s'établissent laissant à Charles Beauchesne le premier choix pour sa terre. Ce dernier choisit les lots 5 et 6 du 3e rang d'Arthabaska.

Une fois sa cabane bâtie, il part chercher sa femme et ses 6 enfants. La famille survit à peine grâce à la fabrication du salin et du sucre d'érable. Charles Beauchesne décède à l'âge vénérable de 91 ans laissant une nombreuse descendance et une région en pleine expansion2.

 

  1. Magnan, Hormidas (1925). Dictionnaire historique et géographique des paroisses, missions et municipalités de la province de Québec. L'Imprimerie d'Arthabaska Inc. Arthabaska, Québec.
  2. Fleury, Alcide (1961). Arthabaska, capitale des Bois-Francs.